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 Littérature

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Gast
Chimère soporifique
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MessageSujet: Littérature   Mar 10 Juin - 16:41

J'ai fini récemment quelques bouquins.

Au revoir là-haut de Pierre Lemaître
Citation :
Au sortir de la Première Guerre mondiale, deux anciens poilus, Albert et Édouard, font face à l'incapacité de la société française de leur ménager une place. Ils mettent au point une escroquerie qui prend appui sur l'une des valeurs les plus en vogue de l'après-guerre : le patriotisme.
Je n'ai pas lu beaucoup de prix Goncourt et je pensais qu'il s'agissait de la littérature exigeante. J'ai donc été très surpris de lire un livre très "oral", l'écrivain dit ce qu'il pense de façon assez brute, interpelle le lecteur (ça m'a vraiment surpris) ça aurait pu être assez décousu. Je venais de sortir de 3 tomes de Game Of Thrones, et il y avait vraiment un fossé entre les deux. Au final, ça se lit du coup très facilement, c'est assez captivant et ça s'appuie très peu sur des détails militaires/politiques, pour un livre sur la guerre. La fin m'a par contre déçu, je ne voulais pas que ça se finisse comme ça (même si ça devenait de plus en plus évident)

Troisième humanité/Les Micro-humains
de Bernard Werber
Citation :
Nous sommes à l’ère de la deuxième humanité.
Il y en a eu une avant.
Il y en aura une... après.

En Antarctique, le paléontologue Charles Wells et son expédition découvrent, tout au fond d’un lac souterrain, les restes de squelettes humains d’environ 17 mètres de long.
C'est effrayant de voir à quel point il s'est enfermé dans un style, toujours les mêmes personnages, le même découpage de chapitre, ses encyclopédies, etc. Néanmoins, il a le sens de l'accroche et du suspense, c'était assez captivant d'emblée (pour se tasser un peu par la suite quand même). J'ai aimé l'énorme hypothèse avancée qu'il a essayé de rendre crédible de façon basique (je reprends toutes les mythologies et je les explique tout simplement grâce à mon histoire tordue), mais j'ai trouvé ça plutôt séduisant, interpellant. J'aime quand même toujours l'impression d'apprendre des choses (sur l'histoire ou la psychologie) en le lisant. Je n'ai pas aimé le manque de réalisme de sa science-fiction, un peu comme d'hab, il part beaucoup trop loin sans formuler qqch de plausible (pour le bien de l'efficacité de son livre je suppose). J'ai particulièrement été choqué par ses chapitres d'encyclopédie sur les liens "parents-enfants" qui étaient suivis... par une aberration complète sur l'évolution parfaite d'une civilisation sans parent...

La trilogie Cinquante Nuances de Grey de E.L.James
Citation :
Anastasia Steele accepte de remplacer sa colocataire malade, Katherine, pour interviewer l'homme d'affaires et milliardaire Christian Grey. Jeune PDG séduisant et mystérieux, ce dernier l'intimide. A sa grande surprise, Christian Grey vient la voir au magasin où elle travaille, prétextant des achats. Très attirée par lui, elle se verra rapidement devenir sa soumise.

Le début est franchement bien foutu, ça fait « roman adolescent », mais ça se lit bien. Et ce même s’il faut attendre des plombes pour voir enfin la dimension « érotique » du roman. Et bon, malheureusement, si l’écriture érotique fonctionne (comme quoi, le pouvoir des mots !), on tourne très vite en rond. « Oh mon dieu, son érection me remplit toute entière, je m’agrippe à ses cheveux (puisque je ne peux pas toucher son torse) et j’explose » : on répète ça (plus ou moins au mot près) toutes les 5 pages pendant 2 bouquins et demi et on a fini la trilogie. Un peu de suspense et un léger attachement aux personnages m’ont fait tenir les 1800 pages, mais j’ai un peu l’impression d’avoir perdu mon temps. Ça met en tout cas en avant « ce que pense une (la ?) femme », et ce n’est pas rassurant si c’est vraiment la réalité. Du coup, c’est vraiment « un livre pour femmes ».

La trilogie Divergente de Veronica Roth
Citation :
Cinq destins - Un seul choix.

L'histoire a lieu dans un monde futur, post-apocalyptique, non daté explicitement, dans la région de Chicago. Cette nouvelle société est organisée en 5 factions : Altruiste, Audacieux, Érudit, Sincère et Fraternel et enfin une 6ème faction qui englobe les « Sans Faction ».

J’ai commencé au tome2 après avoir vu l’adaptation ciné du tome 1 et avoir un peu été intrigué par cet univers de science-fiction original. C’est très peu fouillé dans le film et je m’attendais donc à en apprendre bien davantage dans le livre. Malheureusement, le film est une adaptation mot pour mot du bouquin ! (j’ai lu 50 pages du premier tome avant d’abandonner). Il n’y a pas d’analyse plus fouillée du contexte, des personnages, etc. Il faut attendre le tome3 pour enfin avoir une explication du « sens » de cette science-fiction (ça m’a fait pensé à Asimov et son logique « retour à la Terre » ou ici « intégration de la science-fiction dans l’histoire de la Terre »). On voit qu’il y a eu une idée intéressante au départ, mais que son développement a franchement merdé. Comme pour Werber, on a une science-fiction trop peu réfléchie qui manque de fond.

Je me pose des questions sur ce genre de bouquin, best-seller immédiat, adaptation en film rapide, de jeunes écrivainES (Stephenie Meyer, Suzanne Collins) qui percent directement dans un style plutôt masculin à la base, non ? J’ai lu à un moment donné que toutes ses femmes se connaissaient ou vivaient aux mêmes endroits. J’en viens à me demander si on n’a pas ici de faux-écrivains ou alors des « scénarios de films » qui sortent bizarrement à l’avance en bouquin. (Veronica Roth me semblant particulièrement peu douée par rapport à Suzanne Collins quand même)

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson
Citation :
Le jour de son centième anniversaire, Allan Karlsson s'enfuit soudainement de sa maison de retraite.

Eh bien si je m’attendais à ça après un pitch pareil ! J’ai été immédiatement séduit par l’originalité du début, l’enchaînement rapide des scènes farfelues et cocasses. J’ai un peu été refroidi par les éléments du passé qui commençaient à survenir sous forme de chapitre, je m’attendais tellement à continuer à voir l’évolution de ce centenaire sans qu’on connaisse son histoire… Et puis bon, j’ai quand même assez rapidement compris que la base de ce livre, c’était justement l’histoire de ce vieux ! Et bon, quelle histoire, évidemment, aussi grotesque que les premiers chapitres ! J’ai adoré cette sorte d’anti-héros qui aura juste oublié de prendre son petit-déjeuner avec Hitler. Un livre qui a un contexte politique énorme et qui n’aborde quasiment pas la politique ! Allan Karlsson est un ovni et le fait qu’il finisse centenaire dans une maison de repos en Suède est tellement incongru… et tellement cohérent ! J’ai juste trouvé dommage que son passé n’ait pas plus de lien avec son présent, mais bon, c’est quand même logique avec le personnage.

En cours : La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker
Citation :
À la fin du mois d'août 1975, Nola Kellergan, âgée de 15 ans, disparaît mystérieusement du village d'Aurora dans le New Hampshire. Une vieille dame, qui a vu un homme poursuivre la jeune fille dans la forêt, se fait tuer quelques minutes plus tard. L'affaire est classée sans suite, vu le peu d'indices et de pistes.

À New York en 2008, Marcus Goldman est un jeune écrivain à qui son premier roman vient de faire connaître le succès. Gloire éphémère toutefois, car son éditeur exige un nouveau livre et le menace d'un terrible procès, s'il n'écrit rien dans les délais.

J'ai entendu parler d'« écriture complexe », d’histoire très référencée… Je comprends si on parle uniquement de l’aspect surprenant des chapitres/pages flashback qui surgissent un peu n’importe quand, mais sinon, pour le moment (j’en suis à la page 118), ça se lit super bien, c’est accrocheur  (un écrivain qui veut écrire le livre du siècle, qui a l’angoisse de la page blanche, qui se croit (et veut se faire passer pour) hyper-talentueux et qui cherche l’inspiration au mauvais endroit, c’est classique, mais ça parle au lecteur, surtout qu’on a vraiment l’impression de lire en « live » le processus de l’écrivain réel (Joël Dicker) même si c’est une fiction. L’histoire policière est pour le moment très classique aussi, j’ai l’impression d’avoir vu ce scénario dans une série bas-de-gamme sur TF1 récemment (la maison près de la forêt, un amour interdit, etc.). Mais je me surprends vraiment à dévorer ce livre, donc j’attends juste de voir comment ça va évoluer (il me reste un paquet de pages quand même)

En cherchant des résumés à mettre sous le titre pour définir un peu le bouquin, je me suis rendu compte que j'avais lu tous ces livres sans lire une ligne de résumé et que c'était bien mieux comme ça ! Les résumés sont souvent trop bavards (et là, je les ai raccourcis) et enlèvent la surprise du début (qu'il vaut mieux découvrir "dans le style du livre"). Le résumé d'Au-revoir là-haut est particulièrement moche.

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Xarfrax
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MessageSujet: Re: Littérature   Mer 11 Juin - 22:53

Et bien c'est une belle chronique ! Ca donne envie de lire certains livres :)

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MessageSujet: Re: Littérature   Mer 11 Juin - 23:00

Hahaha, je suis désolé mais j'avais toujours pas envie... ^^

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Gast
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MessageSujet: Re: Littérature   Mer 25 Juin - 12:05

La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker
Citation :
À la fin du mois d'août 1975, Nola Kellergan, âgée de 15 ans, disparaît mystérieusement du village d'Aurora dans le New Hampshire. Une vieille dame, qui a vu un homme poursuivre la jeune fille dans la forêt, se fait tuer quelques minutes plus tard. L'affaire est classée sans suite, vu le peu d'indices et de pistes.

À New York en 2008, Marcus Goldman est un jeune écrivain à qui son premier roman vient de faire connaître le succès. Gloire éphémère toutefois, car son éditeur exige un nouveau livre et le menace d'un terrible procès, s'il n'écrit rien dans les délais.

La fiction ici est presque banale : un grand écrivain en panne d'inspiration, une vieille histoire de meurtre qui remonte à la surface. Le romancier est Suisse, l'action américaine, mais l'intrigue fait parfois davantage penser à un contexte d'un village anglais à la Stephen Frears, avec chaque personnage banal qui se révèle avoir des secrets plus ou moins inavouables et une épaisseur insoupçonnée. L'histoire est complexe et les événements sont les résultats d'une foule de circonstances fortuites : difficile d'anticiper la fin, surtout que certains éléments nous emmènent vers de fausses pistes. Je reste assez déconnecté de l'aspect "cours sur l'écriture d'un chef d'oeuvre de la littérature". Surtout que l'"inception" est perturbante : je suis moi-même en train de lire un (bon) livre sur quelqu'un qui essaie d'écrire un chef d'oeuvre, qui fait référence à des livres magnifiques dès les premières lignes, avec une écriture à couper le souffle... La vérité sur l'Affaire Harry Québert n'a rien d'un chef d'oeuvre d'écriture et c'est pourtant un très bon livre : la notion de "chef d'oeuvre" n'existe peut-être tout bêtement pas en littérature ?

Bonus : j'ai rarement ri autant qu'en lisant les conversations Marcus/sa mère. C'est complètement absurde mais c'est vraiment une bouffée d'air frais dans ce roman !

Ubik de Philip K. Dick
Citation :
Nous sommes en 1992, la société futuriste décrite est celle d'un monde ultra-capitaliste dirigé par des chefs d'entreprise monopolistiques.

Moins de 300 pages et de la matière pour faire une grande saga épique en 7 volumes. C'est un peu l'impression (et la frustration) que j'ai eue à la lecture de cet élément majeur de la science-fiction. On a de superbes ébauches prometteuses (un monde ultra-capitaliste, des méchants/gentils avec de gros pouvoirs, une fille qui peut changer le présent, un garçon qui est un télépathe monstrueux, un système de communication avec les morts et quelques relations homme/femme intéressantes) et on se retrouve finalement avec un anti-héros comme personnage principal, une porte payante comme élément bien détaillé, avec une intrigue à la "chat de Schrödinger", et donc peu de ces grandes idées vraiment exploitées. Enfin, du coup, le livre pose plein de questions intéressantes sur le capitalisme, la mort ou le futur et son intrigue inattendue ouvre encore des perspectives supplémentaires perturbantes. Le livre n'apporte par contre pas beaucoup de réponses, mais ce n'était manifestement pas le but en si peu de pages.

Bonus : niveau écriture, j'ai trouvé des passages assez virtuoses et d'autres passages soit trop techniques, soit décousus (on passe d'un personnage à l'autre sans transition).

Et soudain tout change de Gilles Legardinier
Citation :
Pour sa dernière année au lycée, Camille a enfin la chance d’avoir ses meilleurs amis dans sa classe. Avec sa complice de toujours, Léa, avec Axel, Léo, Marie et leur joyeuse bande, la jeune fille découvre ce qui fait la vie.
Pour le coup, après l'affaire Harry Québert que j'ai imaginé en Angleterre, j'ai eu vraiment du mal à situer l'intrigue de ce "Et soudain tout change" en France et non aux Etats-Unis. Une bande de copains soudés et hétéroclites, avec des équivalents français des "Pom-pom girl sexy/intello pipi-caca/beau ténébreux/filles très filles/petits frères très petits frères/prof d'éco passionnant" américains, des quartiers résidentiels proprets et des couchers de soleil sur la colline. Les idées débiles d'adolescents (qui sont censés avoir 16ans), l'entraide magique ou les élucubrations d'un chat sont autant d'éléments un peu niais qui tirent le roman vers le bas, mais c'est contre-balancé par certaines analyses comportementales/analyses de vie qui tiennent la route et posent question. J'ai quand même un doute sur le fait que la vie d'étudiants de 16ans en 2014 puisse ressembler de près ou de loin à ça. Sinon, il faut quand même presque attendre le milieu du livre pour voir enfin "ce qui change", et passer une centaine de pages à voir où l'auteur veut en venir, c'est pas très bon pour le moral (ce qui donne les commentaires peu élogieux ci-dessus : ben oui, on n'a qu'un chat et un taré à se mettre sous la dent). Concernant le "truc qui change", le narrateur du roman aurait peut-être dû être Léa pour certains passages. Être dans le cerveau de Camille pendant tout le roman peut être parfois assez flippant et ne rend pas tout le temps justice à la situation.

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